À la Bon'Aventure
Dans notre quartier

Le bois de Dieleghem, un ballon d’oxygène pour tous !

 

S’étendant sur plus de 11 hectares, le bois de Dieleghem a la particularité d’être un des rares bois de la capitale situé au beau milieu d’une zone urbaine. Cette situation toute particulière lui confère autant d’inconvénients que d’avantages. La pollution nuit à la santé des nombreuses espèces d’arbres qui y poussent. D’autre part, son relief accidenté, la richesse et la variété de sa végétation attirent de nombreux visiteurs, notamment lors de la floraison de l’ail des ours au début du printemps.

L’ail des ours envahit le bois aux premiers jours du printemps.

Reconnu comme zone de protection Natura 2000, le bois est géré par Bruxelles Environnement, qui veille au développement des essences d’arbres, à leur bonne santé mais également à la sécurité du public quand celle-ci est menacée par des arbres malades ou fragilisés.

De la carrière au bois

Du 12ème à la fin du 18ème siècle, le bois appartenait aux moines de l’ordre des Prémontrés, qui tiraient leur principal revenu de l’extraction de la pierre calcaire. Celle-ci sera utilisée dans l’édification des remparts de Bruxelles et de la cathédrale St-Michel. Lorsque le gisement s’épuisa, les moines plantèrent des arbres pour assurer leur propre survie financière. Mais ils ne purent très longtemps en bénéficier, parce que la Révolution française les priva de leurs biens. Leur abbaye fut détruite. Seul le palais abbatial qui abrite aujourd’hui le musée communal de Jette fut épargné.

Le baron Nicolas Melchiade Bonaventure prit possession du bois et fit tracer la large allée centrale du bois qui, depuis la colline, menait à son château, aujourd’hui un des bâtiments du Centre scolaire du Sacré-Cœur de Jette. C’est aux sœurs de cette congrégation qu’on doit le calvaire au sommet de la colline, monument en cours de rénovation et qui sera replacé en 2019, lorsque le site sera « revégétalisé ».

Entrée du bois, côté rue Bonaventure, avec dans le fond la colline au calvaire. Photo début 20ème siècle.

Ecureuils, renards, perruches et… champignons

Il n’est pas rare de croiser un renard au détour d’une allée ou d’observer un écureuil voltiger d’une haute branche à l’autre. Les jacassements des perruches à collier y sont souvent assourdissants. Elles sont cependant moins nombreuses dans le bois qu’il y a quelques années. C’est surtout dans le parc Elisabeth, aux abords de la place Simonis, qu’elles ont groupé leur habitat.

Le bois de Dieleghem recèle une grande diversité d’arbres, certains centenaires. Tilleuls, ormes, peupliers, hêtres et chênes se côtoient et se font parfois concurrence. Dans les souches et les branches éparpillées sur le sol, les champignons pullulent et rivalisent par leur taille et leurs couleurs.

Une gestion souvent controversée

Bruxelles Environnement pratique une gestion dite traditionnelle du bois. Cette gestion suscite des commentaires et des critiques de la part des habitués du bois qui s’étonnent de l’abattage d’arbres apparemment sains, tandis que d’autres, agonisants ou morts, échappent à la scie. Lors d’une visite guidée, les responsables du bois ont mis l’accent sur la nécessité de sacrifier certains arbres dont la couronne nuit au développement d’autres espèces qui éprouvent davantage de difficultés à s’épanouir. L’examen de la base de certains arbres permet également de distinguer si des champignons menacent les racines et par là, si ces arbres constituent à terme un danger pour le public.

Bruxelles Environnement se dit prêt à organiser d’autres visites et à expliquer en détail en quoi consiste la gestion d’un bois. En attendant, l’organisme invite les promeneurs à emprunter les allées sans s’en écarter, pour éviter la fragilisation des racines de certains arbres. Une telle visite guidée vous intéresse-t-elle ? N’hésitez pas à nous en faire part, nous relayerons votre intérêt auprès de l’organisme compétent. En attendant, profitons pleinement de ce merveilleux bois !.

 

 

Post navigation

1 comment for “Le bois de Dieleghem, un ballon d’oxygène pour tous !

  1. Rousseau
    9 décembre 2018 at 16:50

    Bonjour,
    J’ai bien lu votre article sur le bois de Dieleghem qui selon vous et vos photos est si majestueux, il faudrait y revenir et constater par vous-même le « Foutoir » et le manque total d’entretien, j’ai beaucoup de mal à croire que celui-ci va retrouver une seconde jeunesse tant qu’il sera géré par des cochons irresponsables ayant un tel mépris de la nature, ce n’est pas un jugement personnel mais je parle au nom de nombreux habitués du bois, je n’en dirai pas plus car cela me prendrais des pages à écrire, si vous souhaitez plus d’infos, je vous invite à me contacter au 0473279069 il faut agir au plus vite pour réparer tout ce qui a été « Démoli » car cela ne peut plus durer

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *