À la Bon'Aventure
Historique

In vitraux – 2e partie

Poursuivons notre balade-découverte des vitraux du quartier ! Après la rue Bonaventure, j’ai parcouru l’ensemble des artères avoisinantes… pour constater que décidément, elles ont conservé bien peu de ces petites oeuvres d’art.

Chaussée de Dieleghem 142

Il faut monter la chaussée sur presque toute sa longueur pour trouver l’unique vitrail de la 1ère moitié du XXe siècle qui y reste en façade ! Il est enchâssé dans la porte d’entrée, son format est plutôt modeste. En revanche, son motif floral est d’une facture délicate, comme en témoigne la photo à la une de cet article.

Un bâti récent

Ensuite, j’ai eu beau arpenter les rues Reniers, Volral, Mohrfeld et Broekaert, Decrée, Soetens et de l’Abbaye de Dieleghem et scruter leurs façades, pas le plus petit vitrail à se mettre sous l’oeil. C’est bien normal en fait : la quasi-totalité du bâti de ces rues date d’après 1950, une époque où la vogue du vitrail n’était déjà plus qu’un souvenir.

Avenue Capart

Seule me restait à explorer l’avenue Capart. Le côté impair de son entrée est constitué d’un alignement de maisons bourgeoises de styles variés, datant probablement des années ’20 ou ’30. Et ô miracle, trois d’entre elles forment un ensemble qui a conservé d’imposants vitraux mettant en scène différents oiseaux.

 

En imposte du n° 3, en parfait état, un ara déploie ses ailes d’azur et d’émeraude.

Au n°7, un couple de cygnes profite du soleil levant sur des eaux irisées. Je note avec un peu d’inquiétude qu’une pièce manque au bord droit du vitrail. Voilà qui mérite une petite réparation !

Coq et choc

Mais lorsque j’avise le n° 5, je suis carrément choqué : la maison est en travaux et ceux-ci ont gravement mis en danger le vitrail d’imposte. Détaché en sa partie supérieure, il ploie douloureusement vers l’intérieur.

 

Un grand coq chamarré sur fond de feuillages multicolores, chantant fièrement le lever du soleil…

Le propriétaire de la maison était absent des lieux. J’ai donc directement alerté par e-mail le service Urbanisme de la Commune, dont la réponse vint dès le lendemain : contact serait pris avec le propriétaire pour qu’il assure la réparation du vitrail. C’était le 30 janvier.

Début mars, c’était devenu ceci :

Peu de temps après, le vitrail fut complètement démonté. Et en octobre, un banal vitrage fut posé à sa place. Destiné à protéger le vitrail prochainement restauré ?

Comme je l’ai signalé à l’Urbanisme, c’est tout ce qu’il reste à espérer !

3 comments for “In vitraux – 2e partie

  1. Marie-Cécile
    7 mars 2017 at 07:38

    Super!

  2. Yolande Gavilan
    14 mars 2017 at 21:05

    Vivement la suite!!!

  3. Luc
    15 mars 2017 at 14:04

    Très sympa, ce parcours dans le patrimoine. Et quel suspense! On prie pour le coq…

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